mardi 12 novembre 2013

Chère Madame, cher Monsieur,
J’ai décidé de ne plus soutenir M.-Ph. Daubresse.
Je lui ai exprimé récemment les conditions du renouvellement de mon engagement à
ses côtés en tant que premier adjoint :
- le respect du non cumul des mandats et sa présence réelle dans la ville ;
- la construction d’une équipe municipale qui ne soit plus une “Cour” adhérant
au culte de la personnalité ;
- la fin immédiate des privilèges qu’il s’octroie ;
- le remplacement du directeur général des services dont la gestion du personnel
municipal est mal acceptée ;
Comme seule réponse M.-Ph. Daubresse m’a proposé un poste de conseiller régional ! A-t-il voulu m’acheter ?
La vérité est que le maire et moi nous n’avons plus les mêmes valeurs.
D’année en année nous nous éloignons.
J’ai connu un M.-Ph. Daubresse ouvert et à l’écoute.

Aujourd’hui, ses ambitions politiques tortueuses, sa recherche de notoriété, les « petits arrangements entre amis», dixit O. Henno, et les combines politiciennes l’ont éloigné définitivement des préoccupations lambersartoises. Depuis des années, j’ai émis en vain des critiques au sein de l’équipe municipale qui m’ont valu une mise à l’écart. Où sont passées les valeurs que nous partagions ?
Personnellement je garde l’idéal de proximité, de sincérité et d’authenticité.
Aujourd’hui une limite a été dépassée, seuls deux choix restent possibles pour vous et pour moi.
Le premier est de se résigner en ayant la certitude que les choses continueront tranquillement. Il suffit pour cela d’habiller notre conscience en nous disant que le plus important est de se consacrer...à soi.
L’autre est de s’opposer et d’oser dire que certains comportements, mensonges, copinages et compromissions
sont intolérables, même si les programmes électoraux sont voisins.
Je suis prêt à m’engager sur ce deuxième choix et j’invite celles et ceux qui veulent tourner la page de cette
politique autocratique et d’influence à se regrouper.
Aujourd’hui, vous le sentez bien les conditions sont réunies pour mettre un terme à ces comportements.
Je m’engage donc et je vous propose un esprit nouveau
Cet esprit nouveau je souhaite le créer avec vous. Je mets à votre service mon honnêteté, ma disponibilité, mon respect des lambersartois.
Je souhaite réunir une équipe où l’expérience des plus âgés s’unira à l’ardeur des plus jeunes.
La sagesse et la jeunesse peuvent s’unir pour aller de l’avant et faire mieux
Yvon COUSIN

dimanche 10 novembre 2013

QUE LA CAMPAGNE EST BELLE 5

Dimanche 10 novembre 2013710/11/Nov/201310:07
echarpe-et-vivement-demain.JPG
Y a le feu au Château !Ça brûle à la mairie à l'approche des élections municipales.
Le maire vient de virer 3 élus considérés comme récalcitrants et malfaisants : son meilleur adjoint, Moi,* et 2 autres conseillers délégués aussi innocents que des lapins de six semaines . C'est bien fait pour eux ! Que les autres se le tiennent pour dit : «
vous restez dans le rang ou je vous débarque ! »Mais mes critiques ont enfin porté .
Pour faire taire les reproches le maire a décidé d'utiliser le moins possible son carrosse-limousine avec chauffeur et de se déplacer maintenant en « mégane » privée, bien « coupée » quand même . C'est déjà quelques sous de gagnés diront les pingres . Peut-être qu'un jour on le verra se rendre à la mairie sur un V'Lille de Martine Aubry . .
.
Mais ce n'est pas tout ! Simplement, tout bonnement, comme Louis le bien-aimé, il va maintenant et enfin à la rencontre du bon peuple lambersartois auquel il pose une question candide « et si on parlait de votre rue ? »Tout cela présage un avenir radieux mais là où je ne suis plus d'accord, c'est que pour le contraindre à des économies de bout-de-chandelle, il en soit réduit à se sustenter avec des plateaux-repas et à abandonner les auberges pourtant si accueillantes de la contrée. Il y avait des jaloux . Manquerait plus qu'il soit obligé de venir à la mairie avec son sandwich . Faut pas exagérer !Et comble du comble on le fait disparaître du magazine municipal ! J'étais habitué moi à le voir , 5 fois en photos sur le « 4 pages »distribué chaque semaine dans les foyers . Je vous le dis : il va y avoir des Lambersartois frustrés ! Faut pas exagérer quand même !Allez , ne sombrons pas dans la nostalgie et le pessimisme . Notre maire espère bien retrouver sa qualité de vie et "cultiver à nouveau le bien vivre" dans quelques mois .
Comme dirait Drucker « Vivement fin mars prochain ! »

vendredi 25 octobre 2013

le "HUIT" CLOS... du bourg

theatre clos du bourg-copie-1 Il ne fallait pas s'attendre à ce que la spectacle se terminât sur des airs de Dépêche Mode , des Rolling Stones ou des Pink Floyd ! Sagement la centaine de spectateurs et et d'acteurs a donc entonné « Y a de la joie » et « mes jeunes années » de Ch. Trenet .
Auparavant les comédiens amateurs et résidents du Clos du Bourg avaient joué huit sketches . A tout seigneur ,tout honneur Molière a ouvert le spectacle . Un extrait des « Femmes savantes » fut suivi de la tirade du nez extraite de Cyrano de Bergerac .
Du classique donc avant quelques scènes plus légères sans aller jusqu'à l'érotisme quand même ! J'étais chez les papys et les mamies !
J'ai retenu particulièrement la saynète de l'émigré suisse milliardaire qui avait oublié le numéro de son coffre en banque et qui venait chercher à Pôle Emploi - avec le succès qu'on peut imaginer- un emploi de chocolatier en chocolat blanc .
J'ai apprécié aussi la scène de l'aventurière qui découvre le métro parisien comme si elle était en expédition chez les indigènes ; mais aussi la doyenne des Français qui livre le secret de sa longévité : pas d'alcool, ne pas travailler et surtout pas d'homme ! Quand je vous disais qu'on évitait le sexe dans ce spectacle!
Il y avait aussi le sketch de la visite du studio de 40m2 ,à louer .Un studio de 1m sur 40m . Meilleur pour le footing que pour le confort !
Bref, les comédiens frétillants se sont fait applaudir par un public déjà conquis dans ce spectacle présenté sans temps mort ...qui avait nécessité un bel effort de mémoire . Un seul mâle , M. Leblanc, s'était aventuré au milieu d'une dizaine de Sarah Bernhardt en puissance.
Il s'en est très bien sorti. Quant à moi, j'ai passé un bon moment .

mardi 22 octobre 2013

ABRACADABRA

Si Lambersart cherchait une identité, elle vient de trouver !
Station balnéaire avec « Lambersart plage « ? Risible.
Station verte avec ses arbres qui se multiplient à chaque discours officiel ? Peut-être .
Station rurale avec sa basse-cour sur le côté de l'Hôtel de Ville ?
« Cré vin dieu la Mairie, faudrait pas nous prendre pour des dindes ! » Ça y est! le Maire a choisi : Lambersart doit être la ville du magnétisme et de l'hypnose . C'est écrit sur sa page Facebook .
Il y annonce l'arrivée chez nous de l'école française de magnétisme et en fait la promotion comme on pourrait se réjouir de l'arrivée dans notre ville d'une nouvelle entreprise, d'un nouveau commeerce ou d'un jeune artisan .
J'espère que cette promotion de l'hypnose n'annonce pas des conseils municipaux léthargiques où les adjoints et conseillers fermeront les yeux sur toutes les délibérations. Je suppose que mes collègues de l'opposition prendront du "Gurosan "pour ne pas se laisser endormir .
Justement, tout le monde n'est pas prêt à se laisser endormir . Bien sûr, dans les commentaires Facebook Mathile Astruc remercie le maire «
de nous accueillir à Lambersart ».Mais,... J.F. Soyez doute qu'on puisse « devenir magnétiseur en 2 jours pour seulement 400€ ».et termine par un moqueur : « Ben, voyons ! »
 

mardi 15 octobre 2013

AU CAFE LITTERAIRE DE LAMBERSART

bibliotheque-copie-1.jpgJ'ai assisté la semaine dernière à une partie de la réunion mensuelle du « Café littéraire » de Lambersart, au 210 rue de Lompret. Je pouvais m'attendre à rencontrer quelques bibliophiles introvertis ou quelques fanatiques s'exprimant en langage abscons. Pas du tout !
Animé par A.F Belaval, le groupe des babillards (un sablier est à portée de main de la présidente pour limiter la fougue oratoire de certains) , le groupe des babillards, dis-je,ne se prive pas de plaisanteries et même quelquefois de vacheries. Ce soir là, Amélie Nothomb a été rhabillée pour l'hiver par une adhérente .
Parle qui veut . Certains se contentent d'annoncer le plaisir qu'ils éprouvent à la lecture du roman qu'ils viennent à peine de commencer.
Mon voisin, Pierre Quivrin, 88 ans ,m'a soufflé à l'oreille son bonheur d'avoir été honoré par le groupe , au restaurant "la petite auberge", à l'occasion de son anniversaire, quelques jours avant la réunion . Jean François Zimmerman lui a lu une allocution pleine de finesse qui mérite que je vous livre :
« Il était une fois un auteur belge de bande dessinée qui avait fixé une fois pour toutes les limites convenables de départ à la retraite des lecteurs.Car lire est un métier . Autorisés dès l'âge de 7 ans à pratiquer cette activité,les lecteurs ne peuvent pas la poursuivre indéfiniment. L' âge légal de départ à la retraite des lecteurs a été fixé à 77 ans .Les yeux fatigués et larmoyants , les doigts noueux et noués par les millions de pages tournées justifient cette loi . Or le contrevenant qui se trouve céans sur le banc des accusés
lit en cachette depuis onze années.Je m'adresse directement au jury en faisant appel à son bon sens: peut-on laisser un lecteur de cet âge circuler, sans permis de lecture,entre les virgules ? Ne peut-on craindre qu'il provoque une faute de frappe en franchissant inconsidérément un point sans marquer un temps d'arrêt ? Ou encore , ne pas respecter le signal « danger », j'entends par là le point d'exclamation !? Et que diriez vous si vous le voyiez récupérer le chapeau de la cime tombé dans l'abîme pour s'en couvrir le chef ? Et s'il lui prenait la fantaisie de sauter un paragraphe , y avez-vous songé ? Ou de négliger un chapitre ? Ou pire, de courir à la dernière page, impatient de connaître la fin ? La faim, n'est-ce pas là le pire des maux ?
Mais le pire est justement à venir . Cet homme est prêt à tout pour rester soumis à son addiction : 7, 77, 88 , et pourquoi pas 99, car le bougre semble avoir bon pied bon œil . Levons nos verres et laissons la parole à la défonce
Original, n'est-ce-pas ?

vendredi 11 octobre 2013

QUE LA CAMPAGNE EST BELLE (4)

écharpe tricolore La chasse électorale est ouverte à Lambersart .
Olivier Fauchille qui avait un pied dans la majorité de M.P. Daubresse s'en sépare . Il est le 3e au centre ou à droite à critiquer ouvertement la gestion du maire actuel . La gestion mais aussi la gouvernance comme on dit maintenant .Voilà qui promet des révélations croustillantes dans les prochains mois !
Ouf ! Il a quand même précisé que « des adjoints et des conseillers ont réalisé un travail remarquable . ». Des noms ! Des noms ! Je maintiens ce que j'ai déjà écrit sur ce blog à savoir que les électeurs devraient , quelle que soit l'élection, avoir la possibilité de choisir leurs élus en barrant ceux qu'ils estiment ne pas mériter leur suffrage : les élus fantômes, les élus incompétents , ceux qui se servent plus qu'ils ne servent, ceux qu'on peut qualifier de « pots de fleur » . Il y a aussi les arrivistes , les girouettes, les traîtres, ceux qui s'engraissent, les complaisants, les soumis, les véreux, les tricheurs ...bref, ceux qui se dévoient et qui n'honorent pas leur fonction .
Les électeurs ont une grande responsabilité . Par leur vote , par leur choix ,ils concourent à créer ce que Tocqueville *appelait « l 'esprit communal ». Plus cet esprit communal est grand, fort, partagé , plus il y a de citoyens dans la commune et moins il y a d'administrés .
Etre citoyen est une noblesse , être administré est une faiblesse .

Les élections municipales servent à développer cet esprit . C'est la raison pour laquelle les candidats à ces élections, les listes concurrentes méritent le respect . Je regrette donc beaucoup le dérapage que j'ai lu sur le blog de la majorité municipale où la liste de N. Bouche est qualifiée de « liste croupion » . La démocratie n'y gagne rien .                  
*écrivain politique du XIXe siècle

jeudi 3 octobre 2013

NOTE A L'ENSEMBLE DU PERSONNEL

cuvette-wc--mairie-copie-1.jpgOn ne fréquente pas assez les lieux d'aisance . Je dirais même que , comme pour les eaux minérales ,il faudrait en changer régulièrement .
Pratiquer le tourisme sanitaire, en quelque sorte .
C'est ainsi que je viens de découvrir dans les toilettes- hommes ,près de l'accueil de la mairie, une « note à l'ensemble du personnel », datée de 2012, glissée dans la tuyauterie.Impossible de la lire en urinant sauf à se tordre le cou ou à mettre en danger le pantalon si les deux mains tiennent la dite note tandis que les yeux s'émerveillent devant la littérature administrative en oubliant de surveiller la cuvette. Sans poésie, la note pointe « un manque de respect » et « des agissements intolérables » .
C'est dur de se voir ainsi suspecter voire accuser , dans un lieu naturellement « propice » à la détente .
Un employé n'a pas accepté l'opprobe jeté sur le personnel municipal et ,à la main, à la suite de « note à l'ensemble du personnel » il a ajouté «
et du public ».C'est vrai, quoi, il n'y a pas que le personnel « qui en met partout » comme dit une dame de service.
N.B. Décidément ce blog reste en dessous de la ceinture !