mardi 25 septembre 2012

HONNEUR AUX BENEVOLES

francis-loirette-copie-1.JPG Nous aussi,à Lambersart, nous avons nos "Oscar" et nos "César" ! Vendredi soir on avait sorti le tapis rouge salle Malraux pour recevoir la dizaine de nominés. Pas très facile pour les « cultureux », les « sociaux » ou les « solitaires »de se hisser au dessus des sportifs tellement bien soutenus par l'Office Municipal de La Jeunesse et des Sports.
Mais, une fois encore, ce n'est ni un président, ni un dirigeant qui a été honoré ;c'est un Lambersartois discret de la Cité familiale :Francis Loirette.(photo). Il a été élu par la salle comme étant le plus digne de recevoir cette année la plaquette de la ville pour son dévouement auprès des opérés de la gorge. Ancien opéré lui-même il se rend régulièrement dans les hopitaux pour donner espoir et conseils à ceux qui viennent de subir ce grand traumatisme qu'est la perte de la parole et sa récupération lente au prix de gros efforts de rééducation.
La soirée de mise à l'honneur des associations a été pour le maire l'occasion d'expliquer le sens d'esperluette, & , ce signe typographique à valeur de distinction honorifique pour les villes très associatives ,comme l'arobase @ l'est pour l'internet . Voilà que Lambersart a maintenant 4& sur les 5 possibles! Et le maire d'expliquer que l' esperluette était déjà utilisée chez les Romains à l'époque de Cicéron. Ce signe cabalistique des imprimeurs résulte en fait de la fusion des 2 lettres E et T et marque bien l'union ... comme celle qui naît et vit dans les associations .
Décidément très porté ce soir là sur le vocabulaire et l'anatomie, notre maire m'a fait remarquer le point commun entre cette soirée esperluette et la journée du lendemain consacrée au jumelage qui serait nécessairement polyglotte.Francis Loirette, l'opéré de la gorgen'aurait pas démenti.

dimanche 23 septembre 2012

FESTOIERIES A KANIV (fin)

statue-2-ukrainiens.jpgIl n'y a pas eu que des paillettes et du superficiel dans le spectacle offert à la population à l'occasion de la célébration du jumelage.Il y a eu des danses folkloriques bien sûr. Les Ukrainiens sont des orfèvres en ce domaine. Il y a eu des chants aussi ,dont le populaire « Ukraïna » repris en choeur par la salle. Mais il y a eu aussi beaucoup d'émotion, de cette émotion qui fortifie l'âme des peuples.
PANIQUE DE L'UNE , SERENITE DE L'AUTRE
Les organisateurs ont eu à gérer deux moments imprévus. Tout d'abord quand la petite fille de 4-5 ans a paniqué . Dès qu'elle s'est trouvée ,seule, au centre de la grande scène, elle s'est effondrée en pleurs . Elle perdait tous ses moyens et malgré une deuxième tentative, il a fallu se résoudre à annuler son numéro. Inutile de vous dire qu'elle a quand même été très applaudie !
A l'inverse, le métropolite de l'église orthodoxe se trouvait très à l'aise devant la foule. Sa voix grave et posée ajoutait de la gravité à son discours...Il a fallu pourtant que la présentatrice du spectacle se décide à lui glisser respectueusement à l'oreille ...qu'il fallait abréger . La voix du Seigneur est interminable.
MISS FRANCE ? Comme la veille j'ai dû moi aussi prononcer une allocution au nom de la délégation française. Pour la circonstance je m'étais ceint de l'écharpe tricolore ...que le petit Pierre, petit fils de mon collègue B. Coffyn, appelle l'écharpe de miss France. Aurais-je d'aussi beaux attraits ?
AVE MARIA Tout à coup la scène s'est éteinte . Plus un bruit non plus sauf la montée de l'Ave Maria. Après quelques instants dans le noir complet on put distinguer quelques lumignons et l'écran géant s'est allumé pour faire défiler des photos d'hommes et des femmes souriants...mais décédés . Des gens qui avaient beaucoup fait pour le jumelage. disait le commentaire . Ils n'étaient pas oubliés.
TCHERNOBYL Ce nom est gravé dans le marbre à Kaniv. Un monument a été érigé en souvenir des victimes et en hommage aux « liquidateurs », ces volontaires de la ville qui courageusement sont allés aider à contenir la radioactivité. Un temps du spectacle a été réservé aux enfants rescapés de la catastrophe. Sur scène, l'un d'eux, chemise blanche sur costume sombre et pantalon long, un véritable petit artiste, est venu interpréter une oeuvre au piano.Un médecin qui s'est dévoué à soigner les enfants ou les adultes irradiés et les Allemands de Viersen qui ont fourni du matériel et des ambulances ont aussi été mis à l'honneur. Mes voisines pleuraient d'émotion. Il est vrai que les Ukrainiens ont un rapport à la mort différent du nôtre.Une fois par an ils se rendent dans les cimetières et prennent un repas sur la table de pierre élevée près de la tombe de leurs défunts.
BALLET ROULANT Autre moment fort émouvant quand deux adultes, un jeune homme et une jeune fille souriants sont entrés en scène ...en fauteuil roulant ! Sur un fond musical adapté ils ont évolué,parfois côte à côte, s'éloignant, se rapprochant pour finir par se donner la main. Quel beau message de vie.
QUE RESTE-T-IL ? C'était le vingtième anniversaire du jumelage entre Kaniv et Viersen. Nous étions invités. Mais, est-ce l'effet de l'hospitalité particulière de nos hôtes ? J'ai eu l'impression, sur la route du retour alors que nous roulions dans le mini-bus que les Lambersartois et le lycée Ozanam avaient offerts , que la délégation française avait des rapports privilégiés et bénéficiait d'un capital de sympathie plus important que les autres délégations : polonaise, bielorusse ou estonienne.. Le maire de Kaniv nous a reçus chez lui.Il était présent à nos côtés et, quand ses obligations l'en empêchaient, son épouse et sa fille le représentaient.
Au delà du folklore et des cérémonies officielles, des rapports amicaux aussi vrais et chaleureux ne s'oublient pas.

jeudi 20 septembre 2012

FESTOIERIES A KANIV (suite)

drapeau-Kaniv-copie-1.jpgLes 2 cérémonies officielles les plus marquantes ont été la grande parade et le spectacle offert à la population à l'occasion du XXe anniversaire du jumelage.
LA PARADE Sur l'immense place qui accueillait aussi une foire aux manèges et un marché ,avait été dressée une grande scène où les dignitaires et les représentants des délégations étrangères avaient pris place . Le gouverneur de la région et le député étaient présents. Les organisateurs prévoyaient 6000 personnes. Il y en avait moins sans doute parce que le « parti des régions » avait tenu à montrer sa force avant les élections parlementaires prévues dans un mois. Certains opposants ne se seraient-ils pas déplacés ?
Sur fond de musique patriotique et presque martiale ,deux présentatrices se relayaient pour annoncer les groupes qui se suivaient en rangs serrés.DES PLUS PETITS… Le défilé commença par les enfants des écoles. Toutes les écoles ! Des écoles que l'on nomme par un numéro sauf la numéro 1 qui a l'honneur de s'appeler Schevtchenko du nom du grand poète national ukrainien, comparable à notre Victor Hugo , enterré à Kaniv.
Essayez donc en France de faire défiler les écoliers, les collégiens et les enseignants ,même à l'occasion d'une fête nationale ! Il faut remonter à une trentaine d'années au moins pour que les classes défilent.
...AUX PLUS GRANDS Après les petits ,après les jeunes des groupes sportifs ,ce fut au tour des adultes à se présenter en rangs serrés derrière les drapeaux de l'Ukraine, de la Région ou de leur Entreprise . (Voir le drapeau de Kaniv ci-contre). La plupart d'entre eux tenaient sagement à la main, comme les enfants, des ballons de couleur. Imaginez-vous les ouvriers de la voirie ou les employés de la mairie de Lambersart défilant derrière leurs chefs ?
DES HONNEURS Tout le monde ou presque était debout, même sur le podium. Quelques rangées de chaises avaient été réservées à des vieillards bardés de décorations ou à des babouchkas aussi édentées que méritantes .
Le respect dû aux anciens, en quelque sorte.
Comme chez nous, entre deux discours, la fête a été l'occasion aussi de mettre à l'honneur et de décerner des diplômes, et de remettre des récompenses ou des médailles. Trois jeunes couples ont bénéficié de cette journée de liesse : les mariés du jour . Non seulement ils ont eu droit à la poignée de main du maire et à celle du député -ce qui, convenez-en, est en soi un gage de bonheur – mais ils ont reçu 2 cadeaux dont un presse-fruits . Nul ne peut en en effet nier que dans le mariage il y souvent un époux qui presse l'autre comme un citron ! Cela a permis à G. Tancré de lancer sa plaisanterie et d'affirmer que depuis 50 ans de mariage,lui porte tous les jours le café au lit à son épouse...pour qu'elle n'ait plus qu'à le moudre !
( à suivre)

mercredi 19 septembre 2012

FESTOIERIES A KANIV

photo-du-panneau-indicateur-de-Kaniv.jpgJe suis rentré hier soir de Kaniv (Ukraine) où, accompagné de B. Coffyn, J.M. Roger et G.Tancré j'ai participé aux festivités de la ville et à la célébration du XXe anniversaire du jumelage Kaniv-Viersen.
Deux jours de fêtes à l'ukrainienne dont je souhaite vous faire partager quelques moments ou émotions.
FESTOIERIE Ne cherchez pas le titre de cet article dans le dictionnaire . Vous ne le trouverez que dans le Journal des Goncourt(écrivains du XIXe s). Il est formé comme vous le constatez du verbe festoyer et d'un suffixe que l'on retrouve dans beuverie,par exemple. Combien defois en effet n'ai-je pas dû lever mon verre de vodka pour honorer les villes jumelées ,l' amitié, les femmes... ? Je ne le sais plus. On passe autant de temps à table à porter des toasts qu'à manger, et Dieu sait qu'il y a de quoi manger ! Bref , actuellement, mon foie (et celui de mes amis )ne devrait pas être légué à la science, de peur de voir faire un sacré bond en arrière au progrès scientifique !
SUSPICIONA l'aéroport,on le sait, pas question de passer au contrôle des bagages avec, ne serait-ce qu 'une demi-bouteille d'eau minérale.Un membre de notre groupe avait un flacon contenant un médicament à prendre sous forme de gouttes. Le contrôleur lui en a fait boire une bonne gorgée devant lui pour s'assurer que le liquide n'était ni dangereux ni explosif !
SECURITE ROUTIEREJe n'ai vu aucun Ukrainien mettant sa ceinture de sécurité en voiture . Je n'en ai vu aucun non plus conduire après avoir bu le moindre verre d'alcool. Les zig-zag des automobiles sur la route ne sont donc pas dûs à des conducteurs ivres mais à l'état des chaussées très endommagées après les hivers rudes. Mais Kiev, la capitale et sa région sont dotées d'un réseau routier en très bon état.
UN COMBLE La France s 'enorgueillit d'être le pays du fromage. De 300 à 1000 sortes , disent les prétentieux. Ils ont fait fort nos amis Ukrainiens en nous faisant visiter une fromagerie ultra moderne ! Je n'ai pu m'empêcher de penser à cette publicité télévisée française où une jeune fille dit à son fiancé artisan-fromager devant un beau décor champêtre : « Parfois j'ai l'impression que tu tiens plus à tes brebis qu'à moi ! ».Ici, pas de poésie, à Kaniv on fabrique même du fromage pour les Hollandais.
DEMOCRATIEJe vous dirai dans un prochain texte les sentiments que j'ai éprouvés lors d'une cérémonie et d'un spectacle à Kaniv mais indéniablement l'Ukraine se démocratise. Pour la fête de la ville organisée par la municipalité, la place était entourée d'une soixantaine de drapeaux du parti bleu , le « parti des régions » , celui du maire,... un peu l'UMP locale. Les drapeaux étaient portés par des militants. Imaginez vous cela à Lambersart ?
Mais, au cours de la cérémonie ,d'autres militants, une dizaine tout au plus, de l'opposition cette fois, sont apparus. Il n'y a pas eu de heurts.
Autre signe : à Kiev, sur un des plus grands boulevards, des tentes , des panneaux, des photos rappellent que la blonde ukrainienne Ioula Timochenko, ex premièr ministre, est enfermée pour 7 ans . « Halte à l'oppression de l'opposition » réclame un panneau , en français !.
(
à suivre)

jeudi 13 septembre 2012

CINQ MINUTES AVEC MARIE THERESE MORCRETTE

marie-madeleine-morcrette.jpgElle a 69 ans et n'est pas lambersartoise mais elle s'est attachée sentimentalement à l'une de nos fiertés. Ce matin elle est venue à la mairie présenter son oeuvre que les Lambersartois découvriront le 22 septembre prochain à l'occasion du vingtième anniversaire du jumelage avec la ville anglaise Southborough. Elle n'a pas voulu dire combien d'heures il a fallu passer pour réaliser ce qu'elle a présenté .Mais elle a avoué que c' était "le travail qui avait exigé le plus de minutie depuis 10 ans qu'elle pratique ".Jusqu'à présent elle reproduisait des animaux et des fleurs qui ornaient les impostes de portes ou de fenêtres. Aujourd'hui, cette ancienne bobineuse des établissements Motte à Roubaix a pris son envol, elle est devenue artiste. Artiste ? Oui. Certains l'ont peut-être rencontrée au salon des artistes de Lambersart où elle exposait comme elle a exposé à Lompret, Leers, Lannoy ou Capinghem...
Avez-vous deviné à quel art s'adonne Marie Madeleine ? Si vous pensez à la sculpture sur bois, vous avez perdu. Si vous pensez à l'art du vitrail, vous avez gagné ! Elle réalise en effet des vitraux « tyffanie » différents des vitraux traditionnels car les morceaux de verre coloré sont sertis dans des baguettes de cuivre au lieu de l'être dans du plomb.
Reste la deuxième question : Quel est le motif du vitrail que Marie Madeleine offre gratuitement à la ville de Lambersart ?
Même sous la torture je ne vous le dirai pas , mais entre nous ,pour aborder un autre sujet,
la façade de l'hôtel de ville est jolie n'est-ce pas ?
Un vitrail , comme dans les églises ? Oui.
Ce serait drôle si un vitrail représentait Dieu-le-maire et ses adjoints -apôtres !
Pourvu que l'autorité ecclésiastique ne m'accuse pas de blasphème en lisant cette dernière phrase et ne me fasse passer de vie à trépas....si vous voyez ce que je veux dire !

lundi 10 septembre 2012

POINT DE VUE 1

Les deux mots les plus courts à prononcer ,OUI et NON sont ceux qui demandent le plus d'examen.
Pythagore

dimanche 2 septembre 2012

IMPRESSIONS DE RENTREE

avoir-les-mains-propres-pour-manger.jpgA Lille c'est la braderie, à Lambersart c'est la commémoration de la libération de la ville en 1944 qui marquent la rentrée.
Quelle rentrée cette année ? Rentrée grimace ? Rentrée tracasse ?

Ce week-end j'ai fait le tour de la commune . Les gros chantiers ont avancé à pas de géant.
Au Pacot, je suis arrivé par le rond-point du Saut du Loup et vous l'avouerai-je , pendant une seconde ou deux, je n'ai pas retrouvé mes marques. J'ai dû faire un effort pour me souvenir de ce qu'il y avait « avant » . Quelle métamorphose !
Dans quelques mois je pourrai retrouver cet habitant désabusé qui m'avait dit : « Le Pacot ? Un quartier pourri ! » . J'espère qu'il reconnaîtra que le pari de la rénovation est gagné si toutefois certains veulent bien changer quelques unes de leurs habitudes...
Avenue Leclerc : pari tenu aussi . La voie est réouverte pour la rentrée même si certains grincheux ont tout fait pour gêner les travaux, allant jusqu'à déposer des gravats dans les noues.
Le nouveau plan bus est aussi activé. Beaucoup d'habitants y trouveront un meilleur service . J'espère que ceux qui partageront quelques nuisances nouvelles sauront comprendre que d'autres les supportent depuis des années...
La rentrée c'est aussi la lecture du guide des activités communales : il grossit d'année en année,le bougre ! Une vraie réussite.
J'ai lu aussi « Point Rencontre », le journal paroissial. Avec un étonnement. Ce journal catholique a consacré un article aux Eclaireuses et Eclaireurs de France , mouvement laïque, à l'occasion des 50 ans du groupe lambersartois Victor Hugo . Il donne même les coordonnées du responsable et le détail des activités . Voilà un bel esprit d'ouverture !
Autre impression de rentrée, ce matin. J'ai cru que l'église de Lambersart versait dans l'humour ! Sur le feuillet de chants distribué à la messe précédant la cérémonie officielle, j'ai souri en voyant le dessin ci-contre où la ménagère hautaine refuse de donner un morceau de pain au mendiant sous prétexte qu'il n'a pas les mains propres et « qu'on se lave les mains avant de manger ! » . Je pensais à la reine Marie Antoinette qui aurait dit du peuple parisien affamé « puisqu'ils n'ont plus de pain, qu'ils mangent de la brioche ! » Plaisanterait-on maintenant dans nos églises ? J'ai compris au cours de l'homélie du père Dumortier que ce dessin illustrait un récit de l'évangéliste Marc affirmant que l'essentiel n'est pas dans les rites (se laver les mains,par ex) ou les traditions mais dans l'observance des commandements de Dieu