mardi 9 décembre 2014

LA ROUE TOURNE

Il est député-maire.
Sa femme est son adjointe. L' adjointe la plus influente à la mairie.
Tous deux se sont toujours déclarés partisans et amis de N. Sarkozy.
Il a été secrétaire national de l'UMP.
Il aurait pu se retrouver dans la nouvelle équipe de l'ex président de le République.
Mais non . Rien.
Quelle déception pour le couple Balkany. !

lundi 8 décembre 2014

DOLCY 6

Même Dody, surnommé « le bouc en train » restait songeur et n'osait plus proposer photo-copie-1.JPG une de ses devinettes éculées du genre « pourquoi les moutons ne rétrécissent -ils pas quand il pleut ? ».
Les villes et les villages défilaient : Moulins,Nevers,Troyes,Epernay,Laon, St-Quentin...jusqu'à notre arrivée dans un paysage semblable à celui que nous avions quitté : un immense terrain couvert de quelques hangars qui s'appelait "B .A.103" si j'en crois ce que j'ai entendu quand le conducteur de la bétaillère a demandé sa route à un autochtone. Nous n'étions pas seuls ! A vue de museau nous étions un millier, serrés comme des sardines, façon de parler.

Je n'ai pas eu le temps de m'adapter à mon nouvel environnement . Dès le le lendemain un homme et un garçonnet se frayèrent un passage parmi les toisons blanches . En me montrant l'enfant dit « Celui là » !. Je n'eus pas le temps non plus de dire au revoir à mes amis que déjà on me couchait sur le flanc sans ménagement , on me liait les pattes avant de me déposer dans le noir du coffre d'une voiture. Deux heures plus tard l'homme coupa les liens qui m'entravaient. Je restais alors seul dans une pièce avec pour seule visite celle du petit garçon dont j'appris qu'il se prénommait Enzo.
Enzo m'apportait à boire, me caressait et m'embrassait sur le front avant de me quitter. Nous ne pouvions pas nous parler, bien sûr, mais nos regards et ses gestes nous liaient déjà dans une petite complicité. Au deuxième ou troisième jour, alors qu'il n'y avait personne d'autres que nous, il ouvrit la porte de ma prison et m'invita à faire quelques pas dans les pièces voisines. Je compris que j'étais dans un appartement. Quelle différence avec les grands espaces que j'avais connus ! Le lendemain, sans doute grâce à l'intervention de mon petit ami, on me laissa me déplacer d'une pièce à l'autre.
Chacun s'habituait à ma présence sauf le grand frère qui répétait souvent « Ah, qu'il pue celui là! » Un jour il ajouta même d'un air méchant « Vivement qu'on s'en débarrasse ! ». J'ai tout de suite compris le sort qu'on me réservait. En me tournant vers Enzo j'ai lu dans ses yeux la désapprobation,l'impuissance et la résignation. Est-ce-ce cette désespérance qui me poussa à agir aussi vite? Sans réfléchir, je pris mon élan et, m'appuyant sur la chaise qui se trouvait près de la fenêtre ouverte , je sautai dans le vide !

La suite, vous la connaissez puisque la presse a relaté mon saut miraculeux . Tomber du cinquième étage sans même une patte cassée ,passe encore pour un chat mais pour un mouton c'est inimaginable n'est-ce-pas ?Inutile de vous dire que dans l'immeuble, dans le quartier, tout le monde parlait de moi...
coupure de presse : Voix du Nord 5 octobre 2014

dimanche 30 novembre 2014

dolcy 5

betailliere-roulant-dans-la-nature-copie-1.jpgRevenons à nos moutons ...Suite des textes des 10 et 15 octobre ; 1 et 7 novembre....
Ce jour là ,la première brebis avait décidé d'organiser une fête. Tout le troupeau était mobilisé. Les uns pour constituer une chorale, les autres pour interpréter une pitrerie intitulée «L'histoire du mandarin et de la mandarine » . D'autres encore s'apprêtaient à gigoter (c'est pourtant un mot que l'on n'aime pas chez les moutons) sur un rythme à la mode appelé « la danse des moutons »,une espèce de zumba ridiculisant l'antique « danse des canards ».
Jusque tard dans la nuit les farandoles ont succédé aux cabrioles cadencées par le tambourin du berger qui participait aux réjouissances à sa manière. Une fois les derniers bêlements enfouis dans la nuit il ne restait que la lune pour veiller. Et la lune, chacun le sait, est économe de lumière. Personne, ni les chiens ni le berger, ne vit donc venir le prédateur.
Ce n'est que le lendemain que la colère put éclater. La douce Paméla, une des préférées du berger avait été égorgée ! Les chiens étaient penauds , conscients qu'ils n'avaient pas rempli leur mission.
Dans la journée qui a suivi, alors que nous étions encore sous le choc de ce crime, une énorme bétaillère avec remorque vint stationner près de notre herbage. La rumeur se répandit qu'une partie d'entre nous partirait vers les pâturages du Nord au climat inhospitalier. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec une cinquantaine de mes congénères dans ce grand camion. Certains étaient tout excités par ce voyage, d'autres trouvaient curieux que Bélier 1er notre roi ne fût pas parmi nous.Mais n'est-ce pas dans la nature des généraux d'opérette et des nababs, pensai-je, de tirer à eux les honneurs et de se dérober à leur devoir ?
Le camion qui nous emmena roulait à vive allure dans la campagne et ne s'arrêta qu'une seule fois . Nous n'eûmes pas l'autorisation de descendre . L'inquiétude sur notre sort gagnait et les critiques sur l'absence de Bélier 1er, de sa première brebis et d'un certain nombre de ses courtisans m'obligèrent à rappeler une fois encore que « même s'ils existent , les titres ,les pouvoirs et les privilèges ne constituent pas la valeur des êtres vivants, qu'ils soient hommes ou moutons .L'essentiel , répétai-je ,est d'être et non être ceci ou cela ." Et je leur rappelais cette belle idée de Mon Petit Prince que "notre devoir est d'être une lumière pour nous-même et pour les autres".
Je tentais ainsi, tant bien que mal, de maintenir le moral de tous mais certaines brebis s'évertuaient à le saper. Elles affirmaient avoir entendu dire que les hommes ,-comme les loups mais d'une autre manière- ,tuaient les moutons !
Un procès en génocide ovin s'ouvrit donc . Tous défendaient leur race , accusant les hommes d'aujourd'hui d'hypocrisie car « ils condamnent les crimes contre les êtres humains mais ne blâment même pas les crimes contre les ovins ! » Certains rappelaient que les Grecs, les Romains et bien d'autres peuples nous respectaient davantage et condamnaient des animaux moins nobles : les poules ou les cochons par exemple. D'autres plus intransigeants exigeaient que ces hommes si « humains !» se séparassent d'abord de leurs chiens et de leurs chats ou de leur canari tant chéris !
Quand le camion reprit la route une étrange angoisse étreignait chacun et chacune ...

jeudi 27 novembre 2014

AIMER SON ENFANT

Une fois encore la conférence Petite Enfance que M.C. Chasseing et A. Deroo avaient initiée ces dernières années, a été un succès.Voilà qui efface l'insuccès du récent Forum de l'Orientation ! La salle Malraux était pleine ce jeudi soir pour écouter Me Marie-Rose Moro, professeure de psychiatrie qui traitait du thème « Aimer ses enfants ».
L'oratrice n'a pas apporté de « recettes »,laissant entendre qu'il y a nombre de manières d'aimer un enfant et qu'il faut se méfier des jugements que l'on est souvent tenté de porter dans ce domaine.
Notre façon de placer très tôt les nouveau-nés au berceau, - ce qui développe chez eux précocement les échanges visuels et verbaux avec l'adulte - est elle meilleure, par exemple, que celle des mamans qui portent leur progéniture collée à elles -ce qui favorise chez leur enfant plus de force physique et de kinesthésie ?
J'ai apprécié l'histoire vécue qu'a racontée Me Moro en fin de conférence . Elle interroge.Un petit écolier de 5 ans , d'ordinaire turbulent, sortit un jour de ses gonds et dans la salle de classe se mit à jeter du matériel, à crier, à casser et même à frapper la maîtresse. 5 ans !. La police et le papa furent appelés. Les policiers arrivèrent les premiers à l'école.Quand le papa arriva, sans hésiter il gifla à une ou deux reprises son enfant.
C'est là que cette histoire vraie prend une tournure étonnante :
Les policiers ont emmené le papa au commissariat !
Plusieurs mois après l'incident l'enfant dessinait encore son père menotté bien que ce dernier n'ait pas été emmené avec les menottes !
Questions :-Le papa est-il coupable d'avoir giflé SON ENFANT ?-La loi interdit les coups portés aux enfants. Les policiers doivent faire respecter la loi.Ont-ils eu raison ou tort d'appréhender le papa qui a enfreint la loi sous leurs yeux ?-Qu'auriez-vous fait si vous aviez été l'institutrice ou la directrice de l'école, le papa ou un policier ?-Dans cette affaire pénible l'autorité parentale a été mise à mal. Peut-elle être rétablie aux yeux de l'enfant ? Comment ?
Bonne réflexion, chers amis !

dimanche 23 novembre 2014

LA COUPE DU VICE

Bon. On n'a pas gagné la coupe Davis. Qu'ils retournent à leur gruyère les Suisses.
En tout cas il y a une place qu'ils ne pourront pas nous enlever, à nous les gens du 59/62, c'est la première place des régions françaises qui boit le plus d'alcool quotidiennement. Et là on est devant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées . Et peut-être bien qu'avec les Picards qui vont nous rejoindre on battra les Russes et les Polonais.

Nous ne sommes pas une région viticole mais on a un secret pour être en tête. L'éducation des jeunes à l'alcoolisme ! Avez-vous lu la publicité pour le salon des vins et de la gastronomie qui vient de se tenir ce week-end à Marcq en Baroeul ? :
Entrée 6€ .Gratuit pour les moins de 16 ans !!! L'éducation gratuite à la picole pour les jeunes ?

samedi 22 novembre 2014

L.K.U.

Le départ de Jean Marie Roger de la présidence de l'association Lambersart-Kaniv-Ukraine m'a touché.Je n'ai pas eu l'occasion de le dire au cours de l'assemblée générale de ce vendredi soir mais j'ai revécu un instant les prémices de notre relations avec cette ville d'Ukraine.
J'étais alors adjoint au maire chargé des relations internationales et, pour répondre à une sollicitation de nos amis allemands de Viersen, déjà jumelés à Kaniv,je les ai accompagnés là-bas.
C'était il y a plus de 15 ans. Sur place j'ai vu la misère mais aussi la générosité et...goûté à la vodka ! Au retour, il a été décidé de tisser des liens d'amitié avec cette population sympathique qui aspirait à s'affranchir totalement du joug russe.
J'ai demandé à Jean Marie Roger dont je connaissais l'enthousiasme pour le développement de la fraternité entre les peuples de lancer l'opération. Sans hésiter il a créé et développé l'association de partenariat qui aujourd'hui , forte de sa cinquantaine de membres, et du dynamisme de Bernard Coffyn,organise souvent des échanges , des concerts , des conférences et nombre d'actions humanitaires.Le dernier concert a rapporté 3000€ !
Le triangle Viersen-Kaniv-lambersart d' isocèle est devenu équilatéral !
Secondé par Marie Agnès son épouse, Jean Marie s'est beaucoup investi dans cette association comme il le fait à la chorale des « lundis qui chantent » ou au choeur régional ,ou à l'association Droit au vélo etc..Il a même poussé l'engagement jusqu'à apprendre la langue et l'histoire du pays..Aussi son retrait de la présidence ne signifie pas ,il l'a affirmé, un oubli de l'association dont il restera membre.ag lbt kaniv ukraine
Ce vendredi, par une élection « flash » qui ferait rêver bien des politiciens , Guy Chateau , déjà président du Club Franco-Americain a été élu à la succession de Jean Marie . Outre ses qualités personnelles il avait un atout majeur : son épouse est ukrainienne
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photo Bernard Coffyn

mercredi 19 novembre 2014

REVES VACANCES ET REALITES

photo.JPG Pour mes premières vacances toute seule avec mes enfants, c'est que du bonheur !» a conclu cette jeune dame qui a bénéficié en juillet dernier d'une semaine de vacances à Gravelines.
Ce « que du bonheur ! », elle le doit à une association lambersartoise encore peu connue car née en 2012 de la volonté de deux amies au grand cœur Nadine Bloquet et Ginette Hannecart, résidant toutes deux au Pacot-Vandracq qui ont groupé autour d'elles une dizaine de bénévoles .
C'est ainsi qu'une fillette de 7 ans et son petit frère ont découvert le "camping des dunes "et ses animations mais aussi le petit train, et toutes les possibilités qu'offrent la mer et la plage.
Samedi, c'était l'assemblée générale de cette association « Rêves, vacances, réalités ». Nadine Bloquet la présidente en a rappelé les objectifs:apporter un soutien logistique et une aide financière partielle pour la location ou le transport à des familles de conditions de vie modestes ,en leur permettant ainsi de partir en vacances dans notre région.
La réunion a parfois été empreinte d'émotion, tel ce souvenir de J. Hannecart qui dans une association du même type à laquelle elle participait précédemment a été sensible au jugement d'un enfant: « tu vois,lui a-t-il confié, moi ce qui m'a fait le plus plaisir dans ces premières vacances en famille, c'est que j'ai vu que mes parents s'aimaient encore ! »

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