dimanche 18 août 2013

COMMUNIQUE

Communiqué :
En raison d'un mouvement social d'une partie du personnel nous ne sommes pas en mesure d'assurer ce soir la diffusion de la suite de notre enquête sur le Poilu de Lambersart .
Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser.

mardi 13 août 2013

UN LASER DANS LE TROU DE BALLE DE NOTRE POILU , Vous n'y pensez pas mon bon monsieur

Le trou de balle du Poilu est observé à la loupe ! En tout bien, tout honneur, bien sûr ! B. Coffyn nous livrera demain son diagnoctic . SUSPENSE . ..
En attendant ,Eric Paryze est sorti à nouveau 2 fois de de la tranchée historique . Hier, il m'a adressé ainsi qu'à C. Reynaert le texte ci-dessous :

" Bonjour Monsieur Cousin, Monsieur Reynaert,
Juger la distance d'un tir par rapport à sa hauteur de vue (pour la mienne, mes yeux sont placés à 1m,80 du sol) est certes un parti pris. Il correspond grosso modo à un tir à l'épaule d'un soldat debout.
Si le tir provient d'une machine ou d'un soldat placé plus près du sol ,par exemple à 1m du sol, il conviendrait de s'éloigner plus de la cible pour respecter l'angle de tir et donc la visibilité maximale dans le trou, ce qui nous rapproche encore de la rue de la Carnoy. Je n'ai pas essayé cette hypothèse, mes jumelles ne sont pas assez puissantes, il faudrait utiliser un laser qui passe dans le trou du côté du poilu et dans celui du socle qui eux sont à une hauteur de 5 et 4m environ...(la statue et le socle sont creux)
Cordialement,
Eric
Aujourd'hui, il ajoute :
j'ai estimé en observant la visibilité maximale du ciel et des arbres derrière à travers le trou avec des jumelles, que le tir dans la statue provient du milieu de l'avenue Clemenceau, soit devant l'ancienne kommandantur au 16. La balle de très gros calibre (pas un obus qui aurait explosé) est ressorti de l'autre côté de la statue en écartant le bronze.
Si on se rapproche trop de la statue, le ciel se réduit (partie sombre dans haut du trou) ; si on s'éloigne trop, idem (partie sombre dans bas du trou)
- Lambersart à 8 kms à l'est du front des tranchées "
Vous voyez , chers amis, le feuilleton de l'été continue . La fièvre monte ! On avait même attribué le grade de général au colonel Bolze , chef de la Kommandatur.' Ce matin je l'ai dégradé ...dans le texte d'hier.) . A ce rythme là, le trou de balle de notre Poilu deviendra bientôt aussi célèbre que le zouave du pont de l'Alma ou le Manneken-Pis.Les cars de Japonais vont déferler sur Lambersart. Heureusement , comme dit un de mes amis,on a prévu une vingtaine de totems pour les orienter !

lundi 12 août 2013

GEO LE BOXEUR OU HENRI SENAME ?

Les petites cellules grises de nos historiens s'entrechoquent ! Après les premières remarques de C. Reynaert, les commentaires de P. Lescalliez (voir texte précédent) et en attendant le diagnostic de B.Coffyn et peut-être la prise de position de l'association des Canonniers...voici qu'Eric Parize met notre poilu dans sa ligne de mire historique. La célébration du centenaire de 1914 à Lambersart s'annonce riche d'enseignements . Les professeurs des écoles pourront commencer leur cours par l'observation du monument aux morts . Voici ce qu'écrit E. Parize : " "Le Poilu à la grenade" d'Henri Soubricas est de 1923 (architecte du monument : Valdant), tandis que le "Poilu gisant" est de 1927 (architecte du monument au cimetière de Canteleu : Jules Lesaffre fils). Il nous a été remis gracieusement il y a deux ans la miniature en plâtre (dont il manque une main) du Poilu à la grenade par MMme Colin de Lille, nous précisant que la tradition orale familiale disait que le modèle ayant servi était le boxeur Géo Mars (dont nous avons trouvé un portrait sur internet), un de leur grand-oncle qui leur avait donné la statue, ce boxeur était ami de Soubricas. C'est ce qu'ils avaient entendu dire dans la famille ...
Aussi quelle fut ma surprise de lire l'interview de Philippe Liébart et de découvrir que le modèle serait son grand-père Henri Séname, beau-frère d'Henri Soubricas. Cette piste semble très sérieuse. Je ne manquerai pas de rencontrer Philippe Liébart, avec lequel je dois échanger aussi quelques documents notamment sur l'avenue de la République...
Si on veut couper provisoirement "la poire en deux" , on peut imaginer pour l'instant que le boxeur ait servi de modèle nu d'atelier pour les proportions du corps à l'antique (voir les statues antiques de lanceur de javelot, fort ressemblantes dans la position) et que le beau-frère ait servi de modèle réel de soldat avec tous les détails extérieurs de l'équipement d'un poilu...
Concernant le trou de gros calibre dans l'aine de la statue, ainsi que les impacts de petit calibre dans le socle, au vu de l'angle de tir sous le bras (le ciel visible à travers, ce qui détermine la distance de tir, faites-en l'expérience), le tir allemand de fin mai 1940 a eu lieu de près, depuis l'avenue Clemenceau, dans le but vengeur d'abattre la statue qui a résisté.
L'orientation de la statue n'est pas innocent, la demande émanant du Comité présidé par Henri Delécaux : en effet le poilu lance sa grenade vers l'ancienne Kommandantur tant haïe et crainte pendant 1914-18 : le général Bolze commandant la place de Lambersart était très dur avec la population lambersartoise et fut jugé après guerre pour ordonner des travaux forcés envers les civils et contrôle régulier illégal des femmes, sans leur mari. L'année 1916 fut terrible (on rappellera notamment la mort du maire Auguste Bonte, et celle de Gabriel Crépy).Le général Bolze avait réquisitionné le château du Pré Fleuri de Gabriel Crépy comme habitation (notre mairie actuelle), et la kommandantur était située dans la grande villa en face (villa disparue dont le site correspond aux immeubles face aux serres municipales, avenue Clemenceau). Les maisons voisines servaient de prison. Notre commune était située à 8 km du front des tranchées.

Voilà un débat qui augure bien du centenaire à venir...
Aussi je vous invite à participer à ma promenade à vélo sur "Lambersart et la 1ère guerre mondiale" du samedi 14 septembre à 15h, RV devant les grilles d'honneur de la mairie. Le parcours comprend notamment les visites de la place de la Victoire, de la rotonde militaire du Soldat Inconnu au cimetière de Canteleu et pour finir du cimetière militaire allemand rue de Verlinghem (regroupant 5000 morts du secteur). "

dimanche 11 août 2013

LES EXPERTS A LAMBERSART

haut-de-la-statue-du-poilu.jpg Mes amis, l'Histoire est en marche !
C'est C. Reynaert qui le premier a répondu à notre appel angoissé. Y a t il un mystère autour de notre poilu ? (voir textes précédents). Voici l'intégralité du mail qu'il ma envoyé hier . Comme vous le comprendrez, l'affaire se complique !
"Voilà une énigme "sans réel intérêt historique" mais intéressante pour les personnes qui aiment la petite histoire... Après tout, cela fait aussi partie de l'histoire.
2 hypothèses relevant de la transmission orale sont vraisemblables...
Le cas de la dame dont je n'ai pas le nom immédiatement (la mémoire) qui nous a fait don d'un moule en plâtre de notre poilu de Soubricas, en nous soulignant que c'est un boxeur, géo Mars qui a inspiré Soubricas, bravo pour la donation (600 euros...), la statue se trouve dans mon bureau pour le centenaire...
Seconde hypothèse, le grand père de Philippe Liébart, Henri Séname... Là les éléments familiaux corroborent une piste intéressante, car Soubricas, sculpteur prolifique, est parent de la famille.
2 traditions orales mais ce n'est pas étonnant car nous nous situons dans la mémoire et pas dans l'histoire.
Le vrai se situerait dans les écrits de Soubricas si l'artiste a eu le temps de prendre sa plume...
Nous contactons les 2 pistes afin d'éclaircir ou pas ce point de l'histoire de notre poilu. Ce n'est pas une balle (pas encore explosive) qui a touché notre statue mais un petit obus tiré sans aucun doute de la rue de la carnoy par les allemands.
merci pour cette énigme et ce débat. "
Alors ? notre poilu, c'est Geo le boxeur ou Henri ? Laissons nos Hercule Poirot , Sherlock Holmes ou autres " Experts à Lambersart" se dépatouiller. Ils ne sont pas sortis de la tranchée ! D'autant moins qu'il faudra aussi trancher (jeu de mot facile, excusez moi) pour répondre à la question subsidiaire : est ce le même homme qui a servi de modèle au poilu du monument aux morts et au soldat gisant du carré militaire du cimetière de Canteleu ?
Si l'Histoire n'apporte pas de réponse,il ne nous restera qu'à nous tourner vers Emmanuel Sys, le Lambersartois connu et apprécié pour avoir déjà écrit plusieurs romans policiers...

samedi 10 août 2013

LE CHIEN-CHIEN A SA MEMERE

chien-couche-copie-2.jpgJe vais en faire aboyer ou miauler plus d'un . Attention ! Je précise tout de suite que j'aime les chiens et les chats . Les chiens surtout . J'en ai eu deux . Bobby, un « royal-poubelles » comme disent certains qui méprisent ceux qui n'ont que la richesse du coeur , et Belle un croisement réussi de pinsher et de loulou.
Mais là n'est pas mon propos .Je veux simplement vous dire comment nous traitons les SdF animaux .
Vous ne savez peut-être pas que chaque commune a obligation de capturer et d'héberger pendant 8 jours les animaux errants sur son territoire . Si les animaux ne sont pas récupérés par leur propriétaire dans ce délai, les bêtes peuvent être euthanasiées ou placées dans un refuge en vue d'une adoption .
L'an dernier , dans les 41 communes de l'agglomération lilloise qui se sont unies pour récupérer 2700 chiens ou chats errants, 51% des chiens et seulement 5% des chats avaient retrouvé leur maître .
Pour assurer ce service, obligatoire 24/24 H et 7/7 j , la ville de Lambersart a payé à la LPA une redevance fixe de 17000€ auxquels il a fallu ajouter les 900 € de déplacements et d'hébergement . Ceci pour les 5 chiens et 11 chats errants de Lambersart . Calculez : nos 16 animaux SdF nous ont coûté 18000€ . Vous comprenez pourquoi certains Lambersartois vont aboyer en apprenant cela .
Si vous y ajoutez le coût du ramassage des déjections dans nos rues (insatisfaisant, c'est vrai), vous ne pouvez que conclure qu'il vaut cher « le chien-chien à sa mémère
» !
Elle a pas intérêt à le lâcher !!!

vendredi 9 août 2013

REPONSES A DEUX COMMENTAIRES

Merci pour les commentaires à la suite du texte précédent " Histoires de Poilus .
Nadine , êtes vous certaine que le modèle qui a servi aux deux statues est le même homme ? Peut-être faudra-t-il un jour photographier les deux têtes pour vérifier .

Paul pose une bonne question à laquelle je ne peux répondre mais je vais demander à nos historiens locaux Eric Parize, C Reynaert ou Jean Caniot de se mettre en quête . En tout cas cet impact de balle à l'épaule me fait penser au très beau poème d'Arthur Rimbaud que l'on étudie souvent au collège : "Le dormeur du val". La fin est surprenante et sublime .

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

mercredi 7 août 2013

HISTOIRE DE POILUS

poilu-monument.jpgNotre poilu a un nom. Il s'appelle Henri Séname . C'est le grand père maternel de Ph. Liébart, lambersartois bien connu . C'est lui qui a servi de modèle à son beau-frère, Henri Soubricas, le sculpteur de notre monument aux morts, place de la Victoire. Une histoire de famille en quelque sorte ,comme le suggère aujourd'hui Matthieu Delcroix dans La Voix du Nord .
L'histoire est belle . Je voudrais y ajouter une anecdote et poser deux questions .
Les élus et les membres des associations patriotiques les plus anciens se souviennent certainement que pendant longtemps, lors des cérémonies , les autorités se plaçaient face au grenadier, le dos tourné à l'avenue Clémenceau. Jusqu'au jour où un quidam a fait remarquer avec humour « Mais il va nous envoyer sa grenade dans la g... »
! Jean Vanhecke , alors adjoint aux fêtes et cérémonies , a modifié le protocole et depuis, c'est au pied du poilu mais de profil que sont déposées les gerbes ! Principe de précaution ? Les mauvaises langues diront quand même que c'est vers l'Hôtel de Ville que notre poilu est prêt à lancer sa grenade...allons, allons...
J'ai aussi deux questions à poser aux historiens . Savent-ils que la maquette de notre poilu , une sculpture de 56 cm de hauteur,a été mise aux enchères en 2010 par la Cie des commissaires priseurs Mercier ? (source internet) . Elle était estimée entre 600 et 800 € . A-t-elle trouvé preneur ? Qui ?

Autre énigme :vous le savez certainement , le soldat inconnu , gisant au carré militaire du cimetière de Canteleu ,est aussi l'oeuvre de Henri Soubricas, créateur inlassable puisqu'il a réalisé les monuments aux morts de Haubourdin, Halluin,Merville, La Gorgue, Estaires....Il est vrai qu'entre 1920-1930 les demandes d'érection de monuments étaient nombreuses. Les plaies de la guerre étaient encore à vif. Alors, question, qui a servi de modèle à ce poilu couché face contre terre ? Cherchez, Messieurs les historiens !