Une idée me tarabuste .
Hier j'ai lu sur la même page du journal qu'à Marcq en Baroeul la fête aux huîtres – ne pas confondre avec la fête des huîtres!- a accueilli 6500 visiteurs en 2 jours tandis qu'à Lambersart le Forum de l'orientation n'en a totalisé que 400 en fin de journée,samedi.
La dégustation l'emporte-t-elle à ce point sur l'orientation ?
Là on rêve peut-être de perles et on achète des bourriches ; ici on rêve d'avenir et on se monte peut-être le bourrichon !
mardi 18 novembre 2014
samedi 15 novembre 2014
4 JOURS ENTRE GUERRE ET PAIX 4
Belle cérémonie au monument aux morts avec une émouvante interprétation par l'harmonie de l'Ode à la joie ,l'hymne européen. C'était une première ,je crois, car habituellement nous écoutions une bande sonore. La veille c' était la batterie-fanfare qui nous avait étonnés en utilisant des baguettes de tambour lumineuses. Ce sont des détails qui montrent que nos musiciens sont sensibles à cette commémoration .
La présence d'enfants qui déposent au pied du monument des bleuets aux couleurs nationales est aussi un geste symbolique.
Le banquet se tenait salle Malraux. Signe de mépris, les élus d'opposition avaient été groupés et relégués en bout de table . Il n'y a pas d'armistice à Lambersart !
Comme chaque année je suis passé à toutes les tables pour saluer les convives. Le maire et B. Astruc (qu'on voit rarement là )se sont sentis obligés de faire de même, jusqu'à ce qu'ils quittent la salle tôt dans l'après midi . Madame va se présenter aux élections prochaines; ils doivent donc faire campagne dans les communes voisines.D'autres élus se sont aussi mis à glisser entre les tables . Presque burlesque le ballet des édiles !
Déception aussi lors de l'allocution du maire . Habituellement son discours a du fond . Cette année on a eu droit à quelques banalités, à quelques poncifs et aussi à cette recommandation étonnante qu' « il faut respecter nos institutions »… Savoureux de la part d'un politicien, ex numéro 2 de l'UMP, qui qualifie le président de la République de « boubourse » !
vendredi 14 novembre 2014
4 JOURS ENTRE GUERRE ET PAIX 3
La retraite aux flambeaux du 10 novembre se vit en deux temps.
Le défilé tout d'abord. Après l'allumage des torches, le défilé prend un petit air de débandade sympathique. Dans le cortège on converse et sur les trottoirs les enfants pressent le pas de leurs parents pour arriver à hauteur des musiciens. Les chefs scouts surveillent avec attention leur patrouille car un jeune étourdi pourrait enflammer le vêtement d'un camarade. Ce défilé nécessite en effet quelques précautions de sécurité mais le remplacement des torches par des lampes-led comme le suggérait quelqu'un,n'aurait certainement pas la même valeur symbolique.
Le cimetière de Canteleu, ensuite. Dès l'entrée une chape de silence s'abat sur le cortège.Seul alors le son du tambour entraîne vers le monument du soldat inconnu où les anciens combattants terminent la lecture des noms des 312 Lambersartois tués au combat. Dans le noir de la nuit tombée la sonnerie aux morts invite chacun à relire et à méditer les vers de Victor Hugo gravés sur le monument "Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie".
Mourir pieusement au combat ? un mystère. ..
la Patrie ? voilà un mot qu'on ne prononce plus aujourd'hui
La foule qui prie ? Si seulement on se disait qu'ils ont été forts jusqu'à se faire tuer,et que nous devons ,nous, nous montrer dignes de leur survivre. ..
jeudi 13 novembre 2014
4 JOURS ENTRE GUERRE ET PAIX 2
En marge des commémorations majeures de la guerre 14-18,il est des manifestations plus discrètes mais ô combien précieuses pour le développement de l'amitié entre les Français et les Allemands. Le déplacement de la chorale Chant'Envie ce dimanche à Viersen est de celles-là.
Il a fallu se lever tôt pour être à 10H à l'église protestante où notre chorale était seule à animer l'office. Un office simple qui débuta par trois baptêmes et où, à notre étonnement le
La trentaine de choristes sous la direction de J M Hallez s'est bien acquitté de sa mission et a même ensuite offert un petit concert dans une salle voisine.
Là , ce sont des chants populaires européens qui ont été interprétés par les Lambersartois pour finir sur l'émouvant « Plus rien » la chanson des Cowboys Fringands.
Au cours du repas que Violaine Von Bassevitz, son mari et quelques amis avaient organisé avec soin mais aussi l'après-midi en déambulant dans le marché de la Saint Martin ,traditionnel à Viersen ,les marques de sympathie entre Français et Allemands n'ont pas manqué. Des anciens, presque à l'origine du jumelage se sont retrouvés : W. Rittinghaus en pleine forme à 90 ans, Gertrud et Werner Balsen, fidèles amis de Lambersart, J. Neuheuser et son mari apprécié pour son sens de l'humour, et bien sûr l'ancienne maire Marina Hammes très connue à Lambersart.
A Berlin ce dimanche on commémorait la chute du mur, à Viersen ce dimanche chacun ajoutait sa pierre au mur ou au pont de l'amitié.
4 JOURS ENTRE GUERRE ET PAIX
L'exposition sur la guerre 14-18 au Colysée mérite d'être vue.
Des panneaux reproduisant des cartes postales ou des affiches de l'époque ,choisies par des élèves du lycée Jean Perrin ,nous entraînent dans l'intimité des combattants, dans leurs relations familiales et même conjugales. Lire la correspondance d'un fils à sa mère ou à sa femme peut nous étonner . L'expression des sentiments est bien différente de celle d'aujourd'hui, même dans un contexte de lutte armée.
Les affiches quant à elles témoignent de la haine féroce que se vouaient les peuples français et allemand., sur « le front » mais aussi « à l'arrière ». Les « Boches » y sont souvent représentés sous les traits de bêtes immondes et les Français apparaissent comme des gens sympathiques, victimes bien sûr, mais qui ne se départissent* pas de leur sens de l'humour .On n'imagine plus aujourd'hui ces bassesses et ces caricatures parfois de mauvais goût.
Mais a-t-on le droit de juger ?
Le musée du jouet ancien de Wambrechies est à nouveau à Lambersart pour présenter la vie quotidienne des habitants pendant le conflit. Les vitrines sont riches, -peut-être même trop,- d'objets, d'ustensiles et d'instruments familiers. On retrouve dans ce foisonnement toute la passion des collectionneurs avec parfois une gêne pour qui n'entre pas dans l'esprit du concepteur ou lorsqu'on a du mal à accepter la symbolique. Un « baigneur » joufflu en celluloïd coiffé d'un casque à pointe n'entraîne pas tous les visiteurs dans l'univers guerrier mais interroge pourtant par son incongruité.
La guerre a frappé aussi les jouets .Chaque vitrine est un musée à elle seule. L'ensemble est un témoignage essentiel .
*"départent" pour les puristes
vendredi 7 novembre 2014
DOLCY 4
Suite des articles parus les 10 et 15 octobre et 1 novembre….............
Contrairement à ce que l'on pense,la vie à l'intérieur d'un troupeau n'est pas monotone. Comme chez les grandes personnes ,aurait dit mon Petit Prince ,on découvre tous les caractères: les généreux,les maniaques, les bons, les brutes, les jaloux, les aigris, les ambitieux. Pendant des mois je les ai observés. J'ai découvert un philosophe que ses congénères appelaient Socrate, un autre qui se faisait appeler Johnny en prétendant que son bêlement était rocailleux. Les surnoms étaient nombreux:la brebis broute ma chère prenait un accent précieux et parlait avec une bouche en cul de poule . Un petit gros était affublé du délicieux sobriquet de Broutin gourmand.
La vie était rythmée par trois moments forts : l'agnelage d'abord qui était prétexte à une belle fête. On entourait les mamans et on défilait devant les nouveau-nés même si les hommes nous repoussaient parfois rudement pour s'approprier notre progéniture.Les deux autres moments Pâques et l'Aïd nous rendaient tous nerveux puis nous plongeaient dans la peine et la tristesse.Nous étions dans l'angoisse de savoir qui serait désigné comme la victime des hommes. Depuis la nuit des temps en effet tous les moutons se transmettent le récit du crime d'Abraham qui a sacrifié l'un de nous pour sauver son fils Isaac.Personne ne croit à l'intervention divine dans cette affaire ! Pour toutes les générations de moutons,Abraham est un assassin et certaines fêtes chrétiennes , juives et musulmanes sont pour nous des holocaustes . Très vite mes amis m'ont donné un statut spécial. Combien de fois n'ai-je pas entendu « tu n'es pas comme nous ! ». C'est vrai que lorsque je leur racontais ma vie au désert,les légendes du Sahara, mon amitié avec le Petit Prince ou lorsque je leur parlais de la vie des étoiles et des planètes ils m'écoutaient bouche bée.
Souvent je profitais du crédit qu'ils m'accordaient pour les inciter à s'interroger sur leur condition.Je leur disais qu'ils donnaient d'eux mêmes une image peu flatteuse. On vous voit trop souvent agglutinés, tête baissée.,en signe de soumission . Et cette réputation de « moutons de Panurge » , ajoutais-je, ne vous valorise pas. Vous seriez capables de vous jeter tous à l'eau sans savoir nager si Bélier 1er sautait dans un lac.
Vous êtes responsables ! leur disais-je. Responsables de vous même, responsables des autres et responsables chacun d'une partie du troupeau .
Quand ils arrivaient à l'oreille de Bélier 1er et de la Première Brebis mes propos déplaisaient beaucoup. Pour qui se prend-il celui là pour oser troubler l'ordre établi et contester notre suprématie ? répétaient-ils à l'envi.
Ces dénigrements mis à part, ma vie de mouton étranger me plaisait. J'étais bien intégré, respecté et utile, je crois. Pourtant, chaque fois qu'un avion nous survolait je ressentais de la nostalgie : que devenait mon Petit Prince ? Je n'arrivais pas à communiquer avec lui.
Ainsi se passèrent plusieurs années jusqu'au jour où..
La vie était rythmée par trois moments forts : l'agnelage d'abord qui était prétexte à une belle fête. On entourait les mamans et on défilait devant les nouveau-nés même si les hommes nous repoussaient parfois rudement pour s'approprier notre progéniture.Les deux autres moments Pâques et l'Aïd nous rendaient tous nerveux puis nous plongeaient dans la peine et la tristesse.Nous étions dans l'angoisse de savoir qui serait désigné comme la victime des hommes. Depuis la nuit des temps en effet tous les moutons se transmettent le récit du crime d'Abraham qui a sacrifié l'un de nous pour sauver son fils Isaac.Personne ne croit à l'intervention divine dans cette affaire ! Pour toutes les générations de moutons,Abraham est un assassin et certaines fêtes chrétiennes , juives et musulmanes sont pour nous des holocaustes . Très vite mes amis m'ont donné un statut spécial. Combien de fois n'ai-je pas entendu « tu n'es pas comme nous ! ». C'est vrai que lorsque je leur racontais ma vie au désert,les légendes du Sahara, mon amitié avec le Petit Prince ou lorsque je leur parlais de la vie des étoiles et des planètes ils m'écoutaient bouche bée.
Souvent je profitais du crédit qu'ils m'accordaient pour les inciter à s'interroger sur leur condition.Je leur disais qu'ils donnaient d'eux mêmes une image peu flatteuse. On vous voit trop souvent agglutinés, tête baissée.,en signe de soumission . Et cette réputation de « moutons de Panurge » , ajoutais-je, ne vous valorise pas. Vous seriez capables de vous jeter tous à l'eau sans savoir nager si Bélier 1er sautait dans un lac.
Vous êtes responsables ! leur disais-je. Responsables de vous même, responsables des autres et responsables chacun d'une partie du troupeau .
Quand ils arrivaient à l'oreille de Bélier 1er et de la Première Brebis mes propos déplaisaient beaucoup. Pour qui se prend-il celui là pour oser troubler l'ordre établi et contester notre suprématie ? répétaient-ils à l'envi.
Ces dénigrements mis à part, ma vie de mouton étranger me plaisait. J'étais bien intégré, respecté et utile, je crois. Pourtant, chaque fois qu'un avion nous survolait je ressentais de la nostalgie : que devenait mon Petit Prince ? Je n'arrivais pas à communiquer avec lui.
Ainsi se passèrent plusieurs années jusqu'au jour où..
dimanche 2 novembre 2014
DOLCY 3
Mon premier contact fut assez étonnant . Je m'attendais à un accueil de mes congénères sinon chaleureux du moins poli . En fait c'est un chien de berger qui m'a réceptionné à coup de petites morsures dans les pattes! Sans doute croyait-il que je m'étais échappé du troupeau. Heureusement, une fois fondu dans la masse je fis connaissance d'une brebis très sympathique qui comprit vite que je n'étais pas du groupe et ne me posa aucune question sur mon origine. J'ai apprécié son tact. Elle m'apprit que le troupeau se composait d'une centaine de sujets. Le mot me surprit.
- Des sujets ?
-Oui car bon gré, mal gré nous sommes soumis à Bélier 1er et à la Première Dame du troupeau,sa brebis favorite .
-Mais, n'est-ce-pas le berger qui dirige le troupeau ? demandai- je ingénument .
-Si, bien sûr ,répondit-elle. Le berger assure notre protection, nous soigne,nous trait et donne ses instructions à Bélier 1er par l'intermédiaire de ses chiens.
Mais à l'intérieur de notre groupe il y a une hiérarchie qui s'est imposée. Bélier 1er s'est entouré de quelques disciples qui le servent et chantent sans répit ses louanges moyennant quelques avantages comme par exemple un meilleur emplacement pour brouter ou une priorité dans le partage du foin.Vus de l'extérieur, nous sommes tous égaux dans le troupeau mais tu verras que certains sont plus égaux que d'autres. Quand tu iras à la bergerie tu verras que certains en effet s'accordent des privilèges .
Malgré tout la vie est ici plus agréable que sur les Causses ou sur le plateau aride du Larzac. Pour se faire aimer Bélier 1er organise des parties de saute-moutons surtout pour nous faire oublier les prédateurs, les loups qui nous sautent à la gorge. Je lui reproche de ne pas combattre ce fléau mais lui et la Première Brebis vivent le plus souvent près du berger qui les choie et les préserve. Il se désintéresse donc de ce problème.
-Tu veux dire qu'il ne nous protège pas ? demandai-je alors crûment.
-C'est exact, répondit ma nouvelle amie. Mais Chut!, reprit-elle,le peuple des moutons est un peuple doux . Beaucoup acceptent facilement leur destin.
Notre conversation s'arrêta là . Par la suite je m'en souvins souvent . Ele me fut très utile .Ma vie dans ce troupeau allait m'entraîner là où je n'avais pas imaginé.. . à suivre
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